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L'ichtyofaune des lacs et des torrents

Les poissons

La population piscicole qu'on peut trouver dans les torrents et les plans d'eau du Parc ne présente pas de grande variété d'espèces et le peuplement naturel est altéré depuis longtemps par les fréquentes introductions de truites d'élevage. Ces dernières années, toutefois, le Parc a approuvé le Plan écologique des Eaux, qui prévoit des informations spécifiques de management des populations piscicoles, des informations visant à améliorer le patrimoine actuel, par la sauvegarde du peu de peuplements naturels encore présents aussi bien que par l'introduction de souches autochtones de truite de rivière.

Les eaux des Communes du Parc, en effet, dès le XVIIème siècle, sont assujetties au droit exclusif de pêche par les Communes qui, à travers des adjudications publiques, mettent périodiquement en gérance les lots de torrent. Cette pratique, consolidée depuis environ cinquante ans, représente pour les budgets locaux un poste actif important auquel on ne peut pas renoncer. Le long des années, toutefois, elle a entraîné l'appauvrissement qualitatif du patrimoine piscicole, à cause de l'introduction continue de truites d'élevage, recherchées par les pêcheurs mais à faible valeur pour un cours d'eau courante ayant toutes les caractéristiques pour héberger des biocénoses écologiquement bien structurées.

La truite de rivière (Salmo t. trutta), diffusée dans la grande partie des torrents italiens et dans ceux du Parc, vient d'une souche nord-européenne, apprivoisée et élevée. Les introductions de truites de rivière dans les eaux du Parc ont causé la disparition ou la pollution génétique de la majorité des truites autochtones, la truite à grosses taches (Salmo trutta macrostigma) et la truite marbrée (Salmo marmoratus). Ces truites, de souche méditerranéenne puisque originaires de l'Europe méridionale et de l'Afrique du Nord, mais parfaitement adaptées à l'habitat alpin, étaient autrefois diffusées sur tout le versant tyrrhénien de de l'Italie, en Sicile et en Sardaigne. Aujourd'hui, elles sont réduites à peu de populations résiduelles. Dans le bassin du torrent Gesso, la truite à grosses taches, qu'on appelle ici "truite de la reine", semble malheureusement avoir disparu. La truite marbrée occupe une aire plus en aval par rapport à la truite de rivière et, sur le territoire du Parc, sa distribution a été bouleversée. On la trouve rarement en forme pure, puisqu'elle peut s'hybrider avec la truite de rivière.

L'aire du chabot de rivière (Cottus gobio) aussi a subi une contraction, essentiellement due aux repeuplements massifs de salmonidés plutôt qu'à une détérioration de la qualité des eaux qui, dans le Parc, est heureusement excellente. Le chabot de rivière, à tête large et nageoires ventrales, dorsales et pectorales étendues et bien développées, en effet, nécessite d'eaux limpides et fraîches, à courant entre intense et modéré, une bonne oxygénation et des lits à pierres et galets. C'est une espèce typiquement liée au fond. Le jour, ce chabot reste caché sous les pierres ou parmi la végétation aquatique; son activité augmente aux heures crépusculaires et elle a lieu essentiellement la nuit. Il a des habitudes territoriales, et donc les individus sont toujours éloignés entre eux. Il se nourrit d'invertébrés benthiques et d'œufs ou de larves d'autres espèces. De temps en temps, il fait enregistrer des phénomènes de cannibalisme.

La truite arc-en-ciel (Oncorhyncus mykiss), espèce d'origine américaine, est localisée et certainement d'introduction, ainsi que le vairon (Phoxinus phoxinus), espèce européenne introduite dans quelques lacs à des fins de pêche, comme appât pour les truites.


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